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Quand Whitmarsh admettait que Perez représentait un risque

Cette année, Sergio Pérez ne manque jamais une occasion pour dire devant les micros que son passage chez McLaren fut avant tout rendu difficile par l’environnement dans lequel il est arrivé, et non par de par ses propres capacités.

Arrivé chez les Gris lors d’une saison 2013 de triste mémoire pour le team qui ne signa aucun podium, Pérez a été remplacé par le rookie Kevin Magnussen, qui espère de son côté parvenir à prolonger au sein du team malgré l’arrivée de Honda l’an prochain.

Cette année, le Mexicain a certes déjà signé l’unique podium 2014 de Force India, mais il soutient difficilement la comparaison face à son équipier Nico Hülkenberg, qui a inscrit 69 des 98 points du team et est entré dans le top 10 en dix occasions sur onze (contre six pour Pérez).

Fin 2012, lorsque Martin Whitmarsh, alors Team principal de McLaren Mercedes, souhaitait boter en touche concernant le départ de Lewis Hamilton, c’était l’arrivée de Sergio Perez au sein du team la saison suivante qui était mis en avant. Le Britannique s’attardait sans détours sur la nouvelle recrue de McLaren, en sachant que celle-ci devrait s’adapter à un type de pression très différent de chez Sauber.

Je peux absolument dire qu’il est dans notre baquet en raison de son talent brut”, commençait Whitmarsh. “Nous croyons qu’il est celui qui peut vraiment faire le boulot. C’est très excitant de développer quelqu’un comme ça. Sa première saison fut spectaculaire, tout comme son rythme et ses podiums, et il nous a laissés bouche bée cette année [2012]. Il a réalisé cela dans un environnement [Sauber] où le talent naturel était associé à une bonne voiture, mais il n’avait pas de pression”.

La donne fut cependant différente à Woking, où Perez s’ajouta d’ailleurs des objectifs ambitieux en annonçant à qui voulait l’entendre en début d’année qu’il était là pour jouer la couronne mondiale.

En venant chez McLaren, vous avez des attentes et de la pression”, poursuivait Whitmarsh. “Et vous devez soit faire bien et survivre, soit souffrir. Vous m’avez demandé si j’étais sûr à 100% qu’il est la bonne personne pour nous : non. Ce pourrait être le cas, mais il y a un risque avec une telle décision, comme vous ne savez jamais avant de commencer. Mais nous ne le ferions pas si nous ne nous faisions pas une idée. Nous l’avons signé et lui paierons un très bon salaire”.

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